La qualification d'un soudeur permet de démontrer son aptitude à réaliser une soudure par fusion dans des conditions déterminées. Pour les aciers, l'ISO 9606-1 constitue l'une des principales références utilisées dans l'industrie. Elle encadre l'épreuve pratique, les variables prises en compte, les conditions d'acceptation et le domaine de qualification obtenu.
Une qualification ne signifie pas qu'un soudeur est autorisé à réaliser indifféremment tous les procédés, tous les matériaux, toutes les épaisseurs et toutes les positions. L'épreuve est réalisée dans une configuration précise et ouvre ensuite un domaine de validité défini par les règles du référentiel.
La qualification du soudeur doit également être distinguée de la qualification du mode opératoire. Le QMOS ou WPQR concerne la capacité d'un mode opératoire à produire un assemblage satisfaisant, tandis que l'ISO 9606 porte principalement sur l'aptitude de la personne à guider manuellement l'électrode, la torche ou le chalumeau afin de produire une soudure acceptable.
Sommaire
- 1. Qu'est-ce qu'une qualification de soudeur ?
- 2. Que couvre la série ISO 9606 ?
- 3. Quelle différence entre qualification soudeur et QMOS ?
- 4. Comment se déroule une épreuve de qualification ?
- 5. Pourquoi le procédé de soudage est-il important ?
- 6. Que qualifient le type d'assemblage et les dimensions ?
- 7. Comment les positions de soudage influencent-elles la qualification ?
- 8. Quel rôle jouent le métal d'apport et les conditions de soudage ?
- 9. Comment l'éprouvette est-elle contrôlée après soudage ?
- 10. Comment une épreuve est-elle acceptée ou refusée ?
- 11. Que contient un certificat de qualification soudeur ?
- 12. Combien de temps une qualification reste-t-elle valide ?
- 13. Comment revalider une qualification ISO 9606-1 ?
- 14. Quelle différence avec un opérateur de soudage mécanisé ou automatique ?
- À retenir
- À lire aussi
- FAQ
- Ressources techniques
1. Qu'est-ce qu'une qualification de soudeur ?
La qualification de soudeur est une évaluation pratique réalisée dans des conditions définies afin de vérifier que la personne possède la dextérité et la maîtrise nécessaires pour produire une soudure présentant un niveau de qualité acceptable.
L'épreuve ne cherche pas simplement à vérifier que le candidat sait amorcer un arc ou déposer un cordon régulier. Elle permet d'évaluer son aptitude à exécuter un assemblage complet en respectant des paramètres, une préparation, une position et une technique de soudage déterminés.
Le principe est particulièrement important dans les fabrications où la qualité d'une soudure peut avoir une conséquence directe sur la résistance, l'étanchéité ou la sécurité d'un équipement. Un fabricant doit alors pouvoir démontrer que les personnes chargées des opérations de soudage disposent des qualifications requises par le contrat, la norme produit ou le référentiel applicable.
Une fois l'épreuve réussie, le soudeur reçoit un certificat définissant le domaine de qualification. Ce document ne doit pas être lu comme une autorisation générale de souder, mais comme la preuve d'une aptitude démontrée dans un ensemble de conditions couvertes par l'épreuve.
2. Que couvre la série ISO 9606 ?
La série ISO 9606 est consacrée aux épreuves de qualification des soudeurs en soudage par fusion. Les différentes parties concernent plusieurs familles de matériaux.
Pour les aciers, la référence actuellement publiée est l'ISO 9606-1:2012. L'ISO indique que cette édition a été confirmée en 2023 et reste d'actualité, tout en faisant l'objet d'une révision en cours.
Pour l'aluminium et ses alliages, l'ISO 9606-2:2004 reste actuellement publiée. D'autres parties de la série concernent notamment le cuivre et ses alliages, le nickel et ses alliages ainsi que le titane et le zirconium.
Le matériau à souder doit donc être identifié avant de choisir la partie de la norme utilisée pour l'épreuve. Une qualification obtenue selon la partie consacrée aux aciers ne doit pas être considérée comme une qualification générale couvrant automatiquement l'aluminium, le cuivre ou le titane.
L'ISO 9606-1 concerne les procédés de soudage par fusion réalisés manuellement ou de manière partiellement mécanisée. Elle ne couvre pas les procédés totalement mécanisés et automatiques, qui relèvent d'une logique de qualification différente.
3. Quelle différence entre qualification soudeur et QMOS ?
La qualification du soudeur et la qualification du mode opératoire répondent à deux questions différentes. Cette distinction est fondamentale dans une organisation qualité en soudage.
Deux qualifications complémentaires
| Élément | Question principale |
|---|---|
| Qualification soudeur | Le soudeur sait-il exécuter correctement la soudure dans le domaine concerné ? |
| QMOS / WPQR | Le mode opératoire peut-il produire un assemblage possédant les propriétés exigées ? |
| DMOS / WPS | Quelles conditions le soudeur doit-il appliquer pour réaliser la soudure ? |
Un soudeur très expérimenté ne remplace donc pas une procédure de soudage qualifiée lorsqu'une QMOS est exigée. À l'inverse, disposer d'un excellent WPQR ne démontre pas que n'importe quelle personne est capable d'appliquer correctement le DMOS correspondant.
Dans une fabrication industrielle maîtrisée, ces éléments fonctionnent ensemble : le mode opératoire est défini, sa qualification est vérifiée lorsque nécessaire et les soudeurs disposent des qualifications correspondant aux travaux qui leur sont confiés.
La vérification préalable évite une situation fréquente : découvrir après fabrication qu'un soudeur possède bien un certificat, mais que son domaine ne couvre pas réellement le procédé, la position ou la configuration utilisée sur la pièce.
4. Comment se déroule une épreuve de qualification ?
L'épreuve commence par la définition de la configuration que le candidat doit réaliser. Le choix de l'éprouvette dépend du domaine de qualification recherché : procédé, type de produit, type de joint, épaisseur, diamètre éventuel, position et autres variables prévues par la norme.
Avant le soudage, l'éprouvette est identifiée et préparée conformément aux conditions de l'épreuve. Le candidat réalise ensuite la soudure sous la surveillance de l'examinateur ou de l'organisme d'examen prévu par l'organisation retenue.
La démarche comprend généralement :
- l'identification du soudeur
- la vérification du procédé et du matériel utilisés
- l'identification des matériaux et consommables
- la préparation et l'identification de l'éprouvette
- le soudage dans la position prévue
- le respect des conditions définies pour l'épreuve
- l'examen visuel du joint terminé
- les contrôles ou essais complémentaires requis
- l'évaluation des résultats
- l'établissement du certificat lorsque l'épreuve est satisfaisante
Le candidat doit démontrer son aptitude à gérer l'ensemble de l'exécution. Sur une soudure multipasse, cela comprend la racine, le remplissage, les reprises éventuelles et la finition, et non uniquement le dépôt de la dernière passe visible.
L'épreuve doit être réalisée dans des conditions suffisamment contrôlées pour que son résultat puisse être relié sans ambiguïté au soudeur et à la configuration testée.
5. Pourquoi le procédé de soudage est-il important ?
Le procédé constitue une variable essentielle de la qualification. Les compétences nécessaires pour souder à l'électrode enrobée ne sont pas identiques à celles requises en TIG, MIG/MAG ou avec un fil fourré.
Un certificat doit donc identifier le procédé ou les procédés couverts. Dans la documentation de soudage, ceux-ci sont souvent désignés par leur numéro selon la nomenclature ISO 4063, par exemple :
- 111 pour le soudage à l'arc avec électrode enrobée
- 131 pour le soudage MIG avec fil-électrode massif
- 135 pour le soudage MAG avec fil-électrode massif
- 136 pour le soudage MAG avec fil fourré
- 138 pour certains procédés MAG avec fil fourré métallique
- 141 pour le soudage TIG avec fil ou baguette d'apport
Une épreuve réalisée avec un procédé ne doit donc pas être interprétée comme une preuve générale de compétence pour tous les autres procédés. Le domaine obtenu doit être lu précisément sur le certificat.
Dans certains cas, une éprouvette peut être réalisée avec plusieurs procédés, par exemple une racine TIG suivie d'un remplissage avec un autre procédé. La qualification correspondante doit alors être analysée en tenant compte de la contribution de chaque procédé à l'épaisseur de métal déposé et des règles du référentiel.
6. Que qualifient le type d'assemblage et les dimensions ?
La géométrie de l'épreuve joue un rôle direct dans le domaine obtenu. Souder une tôle bout à bout, un assemblage en angle ou un tube ne sollicite pas exactement les mêmes compétences.
Les principales variables prises en compte peuvent notamment concerner :
- le type de produit : tôle ou tube
- le type de soudure : bout à bout ou angle
- l'épaisseur du métal déposé pour certaines soudures bout à bout
- l'épaisseur du matériau dans certaines configurations
- le diamètre extérieur lorsqu'un tube est utilisé
- la présence ou l'absence de support envers
- le soudage d'un seul côté ou selon une autre configuration prévue
La dimension testée n'est pas nécessairement la seule dimension que le soudeur pourra réaliser ensuite. L'épreuve ouvre un domaine déterminé selon les règles de la norme, avec des plages d'épaisseurs ou de diamètres correspondant aux conditions testées.
Ces plages doivent être lues dans le référentiel et reportées correctement sur le certificat. Il serait incorrect d'inventer une règle générale du type « une épaisseur qualifie automatiquement toutes les épaisseurs supérieures ».
Le choix de l'éprouvette doit donc être préparé en fonction des fabrications réellement envisagées. Une qualification mal dimensionnée peut être techniquement réussie tout en étant trop restrictive pour les travaux que l'entreprise souhaite confier au soudeur.
7. Comment les positions de soudage influencent-elles la qualification ?
La position influence directement la manière dont le soudeur doit contrôler le bain de fusion. Une soudure à plat est généralement moins exigeante sur ce point qu'une soudure verticale montante, au plafond ou réalisée sur un tube fixe.
L'épreuve est donc effectuée dans une position définie, qui ouvre ensuite un domaine de qualification selon le type de joint et les règles de la norme.
La qualification peut notamment être influencée par :
- la position dans laquelle l'éprouvette est soudée
- le caractère fixe ou mobile d'un tube
- le sens de progression lorsqu'il est applicable
- le type de soudure, bout à bout ou angle
- la combinaison entre position et géométrie de l'assemblage
Les désignations rencontrées dans les certificats peuvent donc être difficiles à interpréter sans connaître la nomenclature des positions. Le guide de Steelsoudeur consacré aux positions de soudage permet de retrouver les principales configurations utilisées en fabrication.
Il ne faut pas supposer qu'une position réputée « plus difficile » qualifie nécessairement toutes les positions plus simples. Le domaine doit être déterminé avec les tableaux et règles correspondant exactement au type d'épreuve réalisé.
8. Quel rôle jouent le métal d'apport et les conditions de soudage ?
La qualification ISO 9606-1 porte principalement sur l'habileté du soudeur, mais certaines caractéristiques du métal d'apport et du mode de transfert influencent malgré tout le domaine obtenu.
Pour les aciers, la classification repose notamment sur des groupes de métaux d'apport utilisés pour déterminer certaines limites de qualification. Le type de consommable utilisé pendant l'épreuve doit donc être enregistré avec précision.
Selon le procédé, d'autres variables peuvent également intervenir, par exemple :
- le type ou groupe de métal d'apport
- le soudage avec ou sans métal d'apport selon le procédé
- le mode de transfert pour certains procédés MIG/MAG
- certaines caractéristiques de l'électrode enrobée ou du fil fourré
- la réalisation en une ou plusieurs couches pour certaines soudures d'angle
Ces éléments expliquent pourquoi deux certificats réalisés avec le même procédé peuvent ne pas couvrir exactement les mêmes travaux.
Le certificat doit donc être lu dans son ensemble. Vérifier uniquement la mention « TIG », « MAG » ou « électrode » sans examiner les autres variables peut conduire à affecter un soudeur à une opération située hors de son domaine de qualification.
9. Comment l'éprouvette est-elle contrôlée après soudage ?
Une fois l'épreuve terminée, le joint est évalué selon les contrôles et essais prévus par la norme. Le contrôle visuel constitue une étape essentielle, mais il n'est pas nécessairement suffisant à lui seul.
Selon le type d'assemblage et la méthode retenue, l'évaluation peut comporter :
- un contrôle visuel
- un contrôle radiographique
- un contrôle ultrasonore dans les cas où la norme le permet
- des essais de pliage
- des essais de rupture sur certaines soudures
- des examens macrographiques selon la configuration
Les méthodes ne sont pas choisies au hasard. Elles doivent correspondre au type d'éprouvette et aux possibilités prévues par le référentiel.
Le cluster consacré au contrôle non destructif des soudures présente le fonctionnement du contrôle visuel, de la radiographie, des ultrasons, du ressuage et de la magnétoscopie. Dans une épreuve de qualification, seules les méthodes prévues ou autorisées par le référentiel pour la configuration concernée doivent être utilisées pour statuer sur le résultat.
La traçabilité entre le candidat, l'éprouvette et les rapports de contrôle est essentielle : un résultat de radiographie ou d'essai mécanique n'a de valeur pour la qualification que s'il peut être relié sans ambiguïté à l'épreuve réalisée.
10. Comment une épreuve est-elle acceptée ou refusée ?
L'épreuve est évaluée à partir de critères définis par la norme. L'objectif n'est pas d'obtenir un cordon visuellement parfait au sens esthétique, mais de vérifier que les imperfections observées restent dans les limites prévues pour la qualification.
L'ISO 9606-1 s'appuie notamment sur les niveaux de qualité de l'ISO 5817 pour l'évaluation de certaines imperfections, avec des exigences particulières prévues par la norme de qualification.
L'évaluation peut prendre en compte, selon la méthode utilisée :
- les fissures
- les manques de fusion
- les défauts de pénétration
- les inclusions ou porosités
- les caniveaux et défauts de profil
- les résultats des essais de pliage ou de rupture
Une indication détectée au contrôle non destructif n'entraîne pas automatiquement le rejet. Elle doit être caractérisée et comparée aux critères d'acceptation applicables.
Lorsque l'épreuve ne satisfait pas aux exigences, les possibilités de nouvel essai ou de reprise doivent être déterminées selon les règles du référentiel. Il ne suffit pas de meuler une zone sur le coupon et de la ressouder sans tenir compte des conditions prévues pour l'épreuve.
11. Que contient un certificat de qualification soudeur ?
Le certificat constitue la synthèse de l'épreuve et du domaine obtenu. Il doit permettre à une entreprise, un coordinateur ou un contrôleur de déterminer rapidement si la qualification couvre le travail envisagé.
Il peut notamment comporter :
- l'identification du soudeur
- la référence de la norme utilisée
- la date de l'épreuve
- le procédé de soudage
- le type d'assemblage
- les caractéristiques du métal d'apport
- l'épaisseur qualifiée
- le diamètre qualifié lorsque des tubes sont concernés
- la ou les positions couvertes
- certaines caractéristiques du joint ou de l'exécution
- les contrôles ou essais ayant permis l'acceptation
- le mode de revalidation choisi lorsque celui-ci doit être indiqué
- l'identification de l'examinateur ou de l'organisme d'examen
Dans la pratique, les certificats comportent souvent une désignation condensée regroupant plusieurs variables de l'épreuve. Cette codification peut paraître complexe, mais elle évite de transformer chaque certificat en plusieurs pages d'explications.
Une entreprise doit toutefois être capable de l'interpréter correctement. Conserver uniquement une date de validité dans un tableau Excel sans vérifier le domaine technique du certificat ne suffit pas pour affecter correctement les soudeurs aux fabrications.
12. Combien de temps une qualification reste-t-elle valide ?
La validité d'une qualification ISO 9606-1 n'est pas seulement liée à une date inscrite sur le certificat. Elle dépend également de la continuité de l'activité du soudeur dans le domaine concerné et du mode de revalidation choisi.
La qualification doit être confirmée tous les six mois lorsque les conditions prévues par la norme sont satisfaites. Cette confirmation permet notamment d'attester que le soudeur a continué à utiliser le procédé dans son domaine de qualification et que son travail reste satisfaisant.
Une interruption prolongée de l'activité de soudage dans le procédé concerné peut remettre en cause la continuité de la qualification. De même, une raison particulière de douter de l'aptitude du soudeur peut conduire à réexaminer sa qualification.
Le suivi ne doit donc pas être réduit à une simple signature administrative automatique. L'entreprise doit pouvoir s'appuyer sur des éléments démontrant que la personne a effectivement continué à souder dans les conditions couvertes.
Cette notion de continuité explique l'intérêt d'une bonne traçabilité des opérations de soudage : les affectations, fiches suiveuses et contrôles de production peuvent contribuer à démontrer l'activité réelle du soudeur.
13. Comment revalider une qualification ISO 9606-1 ?
L'ISO 9606-1 prévoit plusieurs voies de revalidation. Le choix de la méthode doit être défini et appliqué conformément aux exigences du certificat, du référentiel de fabrication et, le cas échéant, aux exigences réglementaires ou contractuelles du secteur concerné.
Les trois principes de revalidation prévus par l'édition actuelle peuvent être résumés ainsi :
- nouvelle épreuve périodique : le soudeur repasse une épreuve de qualification à intervalles définis
- revalidation à partir de soudures contrôlées : des soudures réalisées dans la période prévue sont soumises aux contrôles ou essais exigés et les résultats sont conservés
- validité continue sous conditions : dans certaines organisations répondant aux exigences prévues, la qualification peut être maintenue tant que les confirmations périodiques et les conditions du système qualité restent satisfaites
Dans la première voie, l'ISO 9606-1 prévoit un nouvel essai tous les trois ans. Dans la deuxième, deux soudures réalisées au cours des six derniers mois de la période de validité sont contrôlées tous les deux ans par les méthodes prévues et les résultats sont enregistrés.
La troisième possibilité impose notamment que le soudeur travaille pour le même fabricant, que certaines exigences qualité de l'ISO 3834 soient démontrées et que l'entreprise puisse documenter la réalisation régulière de soudures de qualité acceptable.
Ces règles peuvent être complétées ou limitées par une norme d'application, une réglementation ou un cahier des charges. Une entreprise travaillant dans plusieurs secteurs doit donc éviter d'appliquer automatiquement le même mode de revalidation à tous ses certificats.
14. Quelle différence avec un opérateur de soudage mécanisé ou automatique ?
L'ISO 9606 évalue principalement l'aptitude d'un soudeur à manipuler manuellement l'électrode, la torche ou le chalumeau. Cette logique n'est pas adaptée de la même manière au soudage mécanisé ou automatique, où le personnel intervient surtout dans le réglage, la préparation et la conduite d'un équipement.
La référence actuelle pour ces situations est l'ISO 14732:2025, consacrée à la qualification des opérateurs soudeurs et des régleurs en soudage pour le soudage mécanisé et automatique des matériaux métalliques.
Cette norme concerne notamment les personnes qui contrôlent ou règlent les paramètres ou participent au réglage du matériel. Elle ne s'applique pas au personnel qui n'intervient ni sur le contrôle des paramètres ni sur la mise au point de l'équipement.
La différence est importante dans les ateliers modernes où les procédés robotisés, mécanisés ou automatisés occupent une place croissante. Un opérateur compétent sur une installation automatique n'est pas nécessairement qualifié comme soudeur manuel selon ISO 9606, et inversement.
Avant d'exiger une qualification, il faut donc commencer par identifier la nature réelle de l'activité de la personne : manipulation manuelle du bain de fusion, réglage d'un équipement mécanisé ou conduite d'un système automatique.
À retenir
- La qualification d'un soudeur démontre son aptitude à réaliser une soudure acceptable dans un domaine défini.
- L'ISO 9606-1 concerne la qualification des soudeurs pour le soudage par fusion des aciers.
- La qualification du soudeur ne doit pas être confondue avec la QMOS, qui concerne le mode opératoire de soudage.
- Le procédé, le type de joint, les dimensions, la position et certaines caractéristiques du métal d'apport influencent le domaine obtenu.
- Une épreuve réussie ne qualifie pas automatiquement tous les procédés, matériaux, épaisseurs, diamètres et positions.
- L'éprouvette est examinée et soumise aux contrôles ou essais prévus avant l'établissement du certificat.
- Le certificat doit être lu dans son ensemble afin de vérifier que la fabrication envisagée reste dans le domaine qualifié.
- La continuité de la qualification ISO 9606-1 doit être confirmée périodiquement lorsque les conditions prévues sont satisfaites.
- Plusieurs méthodes de revalidation existent et peuvent être complétées par les exigences du secteur ou du contrat.
- Les opérateurs et régleurs de soudage mécanisé ou automatique relèvent de l'ISO 14732 plutôt que de l'ISO 9606 pour les activités concernées.
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FAQ : qualification des soudeurs selon ISO 9606
Que signifie ISO 9606-1 ?
L'ISO 9606-1 est la partie de la série ISO 9606 consacrée à l'épreuve de qualification des soudeurs pour le soudage par fusion des aciers. Elle définit notamment les conditions d'épreuve et le domaine de qualification correspondant.
Une qualification ISO 9606-1 permet-elle de souder tous les aciers ?
Non. La qualification possède un domaine déterminé par plusieurs variables de l'épreuve. Le certificat doit être vérifié afin de s'assurer que le procédé, les consommables, les dimensions, la position et les autres conditions de la fabrication sont couverts.
Quelle différence entre qualification soudeur et QMOS ?
La qualification du soudeur vérifie l'aptitude de la personne à exécuter une soudure. La QMOS démontre la capacité d'un mode opératoire à produire un assemblage répondant aux exigences prévues. Les deux peuvent être nécessaires pour une même fabrication.
Le soudeur doit-il connaître le DMOS pendant l'épreuve ?
L'épreuve est réalisée selon des conditions définies que le candidat doit respecter. En production, il doit ensuite être capable d'appliquer le DMOS correspondant aux travaux qui lui sont confiés et de rester dans son propre domaine de qualification.
Comment savoir quelles positions un soudeur est qualifié à réaliser ?
Il faut examiner la position utilisée lors de l'épreuve et le domaine de qualification indiqué sur le certificat. Les règles de l'ISO 9606 déterminent les positions couvertes selon le type d'assemblage et la configuration testée.
Une qualification soudeur est-elle valable à vie ?
Pas automatiquement. Sa validité dépend notamment de confirmations périodiques, de la continuité de l'activité du soudeur et de la méthode de revalidation choisie. Des exigences sectorielles ou contractuelles peuvent également s'appliquer.
Que se passe-t-il si un soudeur ne pratique plus son procédé pendant plusieurs mois ?
Une interruption dépassant les conditions admises peut remettre en cause la continuité de la qualification pour le procédé concerné. L'entreprise doit donc suivre réellement l'activité des soudeurs et ne pas se limiter à la date inscrite sur le certificat.
ISO 9606 s'applique-t-elle au soudage robotisé ?
L'ISO 9606 porte sur les soudeurs utilisant des procédés manuels ou partiellement mécanisés. La qualification des opérateurs et régleurs intervenant sur le soudage mécanisé ou automatique relève notamment de l'ISO 14732.
Ressources techniques sur la qualification des soudeurs
La qualification du personnel doit être étudiée avec les normes et exigences applicables au produit fabriqué. Parmi les principales références associées figurent notamment :
- ISO 9606-1:2012 – Épreuve de qualification des soudeurs pour le soudage par fusion des aciers.
- ISO 9606-2:2004 – Épreuve de qualification des soudeurs pour le soudage par fusion de l'aluminium et de ses alliages.
- ISO 14732:2025 – Qualification des opérateurs soudeurs et des régleurs pour le soudage mécanisé et automatique des matériaux métalliques.
- ISO 5817 – Niveaux de qualité par rapport aux imperfections des assemblages soudés par fusion.
- ISO 4063 – Nomenclature et numérotation des procédés de soudage et techniques connexes.
- ISO 3834 – Série relative aux exigences de qualité en soudage par fusion des matériaux métalliques.
En août 2026, l'ISO 9606-1:2012 demeure l'édition publiée pour les aciers, mais l'ISO annonce une nouvelle édition en cours d'élaboration. Pour une nouvelle qualification, il est donc important de vérifier la version explicitement exigée par le contrat, la norme produit, la réglementation ou l'organisme d'examen avant de préparer l'épreuve.